She is the ambassadress in France of the Beautiful Bizarre Movement, and it must be said, a pioneer. Géraldine Zberro is gallery owner in Paris… a city of arts, tossed by the waves but that never drowns, despite obscurantism.

Elle est l’ambassadrice en France du courant Beautiful Bizarre, et, il faut le dire, une pionnière. Géraldine Zberro est galeriste à Paris. Paris, ville d’art, battue par les flots mais qui ne sombre jamais, malgré l’obscurantisme.

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Galerie Géraldine Zberro

23-25 rue Jean Mermoz, Paris, France

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Upcoming exhibitions : (Prochaines expositions à la galerie Géraldine Zberro)

February/Fevrier 2016 : Zenoi et Levallet

March/Mars : Seth Globepainter and friends

April/Avril : Pascal Vilcollet

May/Mai : David Cintract

June/Juin : Valentin van der Meulen

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Clicking into place

« I think that something artistically clicks into place when I was 15. I was travelling in New York between 1986-87. It was the great boom of urban graffiti. Keith Haring’s pop up store, Warhol’s work, etc. When I went back to France, I took an interest in the Paris art scene and narrative figuration that was trending at the time : Robert Combas, Hervé di Rosa, etc. I was spending my time at the gallery of Laurent Strouk, to meet the artists, live with them. You learn more (and better) by going in the field, by feeling the atmosphere. »

Déclic

« Je pense que j’ai eu mon déclic artistique à l’âge de 15 ans. Je faisais un voyage à New York entre 1986-87. C’était le grand boum du graffiti urbain. Le pop-up store Keith Haring, les toiles Warhol, etc. Quand je suis rentrée, je me suis intéressée à la scène parisienne et la figuration narrative en vogue à ce moment-là : Robert Combas, Hervé di Rosa, etc. Je passais mon temps à la galerie Laurent Strouk, pour rencontrer les artistes, vivre avec eux. On apprend plus (et mieux) en allant sur le terrain, en sentant l’ambiance. »

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A journey

« I’ve started this job when I was 16, even before the final exams. A woman who was living in my building had an association for art exhibitions in France. Evenings, weekends and vacations, I was working with her. She taught me to recognize the good work from the bad, to hang, and all the technical part, the organization of an exhibition. I have been very lucky.

After the exams, I split my time between auditor at the school of Le Louvre and work. For me, it was evident to work with my mentor, but she advised against it : she thought she was not modern enough for me. So at 19, I organized my first exhibition, in a loft above the studios of a popular tv show. As a result, all the celebrities were coming to see the show… Then, I worked in the organization of events for 10 years, in Paris, in the whole country, as well as in Switzerland and Belgium, launching shows with more than 500 paintings. As I wanted to reduce the number of my artists to take care of them in a better way, I decided to open my first gallery in 2000. In September 11th 2001, I gave birth to my daughter 2 months in advance. Indeed, the atmosphere was not the best, so I closed the gallery. I kept doing small exhibitions in original places, from squats to private mansions, either chic or trash.

Finally, in 2006, I succeeded in opening my gallery, rue Jean Mermoz, with the artists I started my career with. We have a friendly relationship, even like a family. We are supporting each other. »

Parcours

« J’ai commencé le métier à 16 ans, avant même le bac. Une femme qui vivait dans le même immeuble que moi avait une association qui faisait des expositions d’art dans toute la France. Les soirs, les week-ends et les vacances, je travaillais avec elle. Elle m’a appris à reconnaître les bonnes œuvres des mauvaises, à accrocher, et toute la partie technique, l’organisation d’une exposition. J’ai eu beaucoup de chance.

Après le bac, je partageais mon temps entre auditeur libre à l’école du Louvre et le travail. Pour moi, c’était évident de travailler avec mon mentor, mais elle me l’a déconseillé : elle considérait qu’elle n’était pas assez moderne pour moi.

A 19 ans, j’ai monté ma première expo, dans un loft au-dessus de studios d’une émission télévisée populaire. Du coup, toutes les stars venaient voir l’expo… Puis, j’ai travaillé dans l’événementiel pendant 10 ans, à Paris et en France, mais aussi en Suisse et en Belgique, où je montais des expos avec plus de 500 tableaux.

Comme je voulais réduire le nombre de mes artistes pour vraiment m’occuper d’eux, je me suis posée à Paris et j’ai ouvert ma première galerie en 2000. Le 11 Septembre 2001, j’ai accouché de ma fille avec 2 mois d’avance. Le climat n’était pas du tout favorable. Alors j’ai fermé.

Je me suis consacrée à des expos plus petites, dans lieux particuliers, du squat à l’hôtel particulier, soit chic soit trash.

Puis, en 2006, j’ai finalement réussir ma galerie, rue Jean Mermoz, avec les artistes avec qui j’avais commencé ma carrière. Nous avons une relation d’amis, presque de famille. On se soutient mutuellement. »

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Life of a gallery

« The style of my gallery has really evolved with the world, from pop art to street art. My idea was to gather a small community and to build bridges between the walls. I like to make the artists work together. I found them a studio and they help each others. For example, to go from walls to canvas. I don’t like a style more than another. I’m attracted by innovation, I’m working with instinct, spirit of the times, with the heart. My speciality is to breed « beginners ». I’m coaching them to adapt them to the commercial side of art and to the world and system of contemporary art themselves. »

Vie d’une galerie

« Le style de ma galerie a évolué avec le monde, du pop art au street art. Mon idée, c’était de réunir une petite communauté et de créer des ponts entre les murs. J’aime faire travailler les artistes ensemble. Je leur ai trouvé un studio pour les regrouper, les faire s’entre-aider. Par exemple, à passer des murs à la toile. Je n’aime pas un style plus qu’un autre. Ce qui m’attire c’est la nouveauté, je marche à l’instinct, à l’air du temps, au coup de cœur.

Ma spécialité, c’est de m’occuper d’artistes « débutants », on va dire. Je les coache pour les adapter au côté commercial de l’art ainsi qu’au monde et système de l’art contemporain eux-mêmes. »

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You said Beautiful Bizarre?

« The notion of beautiful bizarre revealed itself to me like an evidence when I saw the magazine. Like this, quite simply, I understood that it was the point all artists where going to, naturally. I immeditely thought that I needed to introduce it in France, to make the artists, clients, etc, understand it. I found that so groundbreaking, interesting, between surrealism 2.0 and off the wall beauty… Some artists are even doing it without being aware of it. It was all over the web, so I thought : why not in France ? I’ve set myself a challenge to do the first exhibition in France, with international references. According to me, it is a brand new art movement, vast and open. »

Vous avez dit Beautiful Bizarre?

« La notion de Beautiful Bizarre m’est apparue comme une évidence en voyant le magazine. Comme ça, tout net, j’ai compris que c’était vers ce que les artistes étaient en train d’aller, naturellement. J’ai tout de suite pensé qu’il fallait l’introduire en France, faire comprendre aux artistes, aux clients, etc, que c’était l’avenir.

J’ai trouvé cela tellement novateur, intéressant, entre surréalisme 2.0, fantasy et beauté décalée … Certains artistes, éloignés du beautiful bizarre, peuvent être pourtant touchés, et d’autres faire du beautiful bizarre sans le savoir…

Cela avait envahi la toile, alors, je me suis dit : pourquoi pas la France ? Je me suis donc lancé le défi de faire la 1ère expo en France, et y faire venir des références internationales. Pour moi, c’est un nouveau courant, vaste et ouvert. »

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More than a job

« This is my statement : I’m doing this job by passion ! I’m operating immersion: what I like the most is the contact with artists, going to their studios. I enjoy living the evolution of their work and themselves, their journey from a stage to another. To see inside their head! I don’t perceive the job of gallery owner just like a link between artists and collectors, I want to participate to the evolution of contemporary art.

When auction houses are calling you for one of your artists, you know you’ve made the good choice. Same with the collectors that are proud to own the first works of a renown artist. What can be more extraordinary than a client that comes to talk about art, to show the creation of masterpieces everyday, to grow up with a family of artists and to live inside beauty ?

It is the most beautiful job of the world … And I hope to do it until my 80 years old! As long as it will make me happy. When pleasure is gone, it’s the sign that we need to stop. For the moment, I still want to find new artists to support, in France and elsewhere, to make them known and to let them in collections. »

Plus qu’un métier

« C’est ma revendication : je fais ce métier par passion ! Je fonctionne en immersion totale : ce qui me plait le plus, c’est le contact avec les artistes, aller dans leur studio. J’aime vivre l’évolution d’une œuvre, et des artistes, leur acheminement d’une période à une autre. Voir à l’intérieur de leur tête !

Je ne conçois pas le métier de galeriste comme uniquement un lien entre artistes et collectionneurs, je veux participer à l’évolution de l’art contemporain.

Quand les salles des ventes vous appellent pour un de vos artistes, vous savez que vous avez fait le bon choix. Pareil avec les collectionneurs qui sont fiers de posséder les 1ères toiles d’un artiste reconnu. Quoi de plus extraordinaire qu’un client qui vient parler d’art, que d’assister tous les jours à la création d’œuvres, de grandir avec une famille d’artistes et de vivre dans la beauté ?

C’est le plus beau métier du monde … Et j’espère le pratiquer jusqu’à 80 ans ! Tant qu’il me rendra heureuse. Quand il n’y a plus de plaisir, c’est signe qu’il faut s’arrêter.

Pour l’instant, j’ai envie de dénicher encore de nouveaux artistes à défendre, en France ou ailleurs, de les faire connaître et entrer dans des collections. »

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Art for Paris

« We have been touched more or less by the Paris attacks. There has been doubt, fear, indeed, then this massice influx of messages and art to support us, from artists worldwide…

In spite of the attacks, we still want art, beauty. I’ve realized that we shouldn’t stay in panic. We want to go on dreaming, to see the future.

Painters will go on painting and art enthusiasts to love what they do.

Everything goes on.

Art gives Hope, allows us to escape.

We are going to survive thanks to art. »

 

Art for Paris

« Nous avons tous été touché de plus ou moins près par les attentats de Paris. Il y a eu un moment de doute, de peur, bien sûr, puis cet afflux incroyable de messages et d’art en signe de soutien, de la part d’artistes du monde entier …

Malgré les attentats, nous avons encore envie d’art, de beau. J’ai réalisé qu’il ne fallait pas se murer dans la panique. On veut continuer à rêver, donner envie de voir le futur.

Les peintres vont continuer à peindre et les amateurs d’art d’aimer ce qu’ils font.

Tout continue.

L’Art donne de l’espoir, il nous fait nous évader.

Nous allons nous en sortir grâce à l’art. »

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